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'Wake me up' by Madhukar
Dialogues

Regarde! Libération immédiate

Madhukar:

Paix, que la paix soit en tous les êtres de l’univers, que la paix soit avec vous ici, que la paix soit.

Bienvenue!

(Silence)

Je suis très heureux que vous soyez venus ici, si nombreux. C’est un jour très spécial, car vous vous intéressez à savoir: qui suis-je? Vous vous demandez à vous-même: qui suis-je au-delà de cette personne, au-delà de mon éducation, au-delà de mon travail, mes idées et mes objectifs? Qui suis-je réellement?

Je ne suis pas venu vous donner un autre enseignement, ni religieux ni philosophique, parce que vous en avez reçu assez. Je suis juste venu vous dire: relax! Tout va bien! (rire)

Vous n’avez même pas besoin de vous détendre. La pensée de la personne apprécie de se détendre, le corps et l’esprit aime se détendre, mais votre Soi véritable, l’essence, qui vous êtes, n’a pas besoin de se détendre, parce que vous êtes la paix elle-même. Cette compréhension est très importante.

Traditionnellement, les personnes spirituelles ont à mener une grande vie de maîtrise et de moralité, elles doivent pratiquer et étudier beaucoup, souffrir beaucoup, elles ont besoin de méditer et de faire des exercices de yoga, des exercices de Tantra, quelque soit et prier, chanter, croire et pratiquer de nombreuses vies, au moins pour une vie et si vous croyez en la réincarnation pour 10 milles vies. Jusqu’à ce que vous rencontriez quelqu’un qui vous dise: Tu es déjà libre! Regarde! Ceci est vraiment spécial.

Avant, vous auriez du aller quelque part, dans la jungle, dans une grotte et si vous aviez été très chanceux, vous auriez rencontré un Maître, qui a cette compréhension de la liberté absolue, parce que la plupart des gourous ne savent pas cela.

Ils vous enseignent que vous avez à faire cela, vous avez à faire ceci. Et cela ne peut être la liberté.

Quand vous avez à faire quelque chose, ce n’est pas la liberté.

Certains d’entre vous, ne nécessitent pas de mots, parce que toute votre vie, vous saviez que ce que vos enseignants vous ont dit, et vos parents et ce que l’église vous a dit, n’est pas l’absolue vérité. Tous ont essayez de vous donner le meilleur, mais ce n’est pas la vérité absolue.

Votre source, vous êtes quelque chose de précieux qui ne peut être décrit par des mots. Même si vous commencez à utiliser des mots, un concept émerge. Idée et concept signifie religion. La religion est merveilleuse si vous pouvez croire, si vous êtes satisfait avec des promesses concernant le futur. Parce que les religieux vous disent, que si vous vous comportez bien maintenant ici, si tu prends le chemin que nous voulons, alors au paradis vous serez bien. Pour moi cela ne suffisait pas. Je disais: «S’il y a un paradis, alors le paradis doit être maintenant, alors le paradis doit être ici.» Je n’étais pas satisfait, ni avec la religion, ni avec la philosophie, ni avec la psychologie. Je voulais me renseigner sur ce qu’est la Vérité absolue. Et depuis que je sais, je regarde les gens qui veulent se renseigner: C’est vous!

(Silence)

(Les oiseaux chantent à l’extérieur et à l’intérieur une machine à café fait du bruit.)

Après être tombé dans le silence du cœur, les mots prennent le dessus avec la transmission: «les oiseaux chantent et la machine à café aussi, mais cette profondeur, ce silence de votre cœur, qui entend les oiseaux et la machine à café et qui voit les pensées, sent la relaxation ou la tension dans le corps, ce silence, ce témoin ne peut être expliqué avec des mots.

A partir d’un certain âge, nous concentrons toute notre vie sur les expériences de notre corps. Nous nous concentrons sur nos pensées et nous nous identifions de façon absolue avec cela, parce que nous y avons été encouragés par nos parents et professeurs c’est naturel, c’est comme cela qu’est la vie. Et nous avons oublié qui nous sommes réellement.

Si ces pensées et vos expériences physiques vous ont apporté le bonheur absolu, alors je suis satisfait. Je ne vais pas venir ici et chasser votre bonheur. Si cette procédure vous rend absolument, éternellement heureux, merveilleux! Mais si cela ne vous rend pas heureux, pas totalement heureux, alors vous devez regarder et trouver qui vous êtes, qui vous êtes réellement. Et qui peut dire : «Je suis parfaitement heureux?» Je n’ai rencontré personne, à l’exception d’un seul homme, mon Maître, il était heureux. Pourquoi? Parce qu’il savait qui il était.

Si nous nous identifions à notre humeur; comment nous nous sentons, quelquefois bien, quelquefois même mieux, quelquefois pas bien, dépressif ou frustré, il y a toujours ce jeu du positif et du négatif. Mais si vous regardez et demandez, «quelle est l’essence dans laquelle ces changements prennent place?» Alors vous allez découvrir votre vraie nature et vous ne pourrez plus être touché ni par le bien ni par le mal.

L’interlocuteur: Et maintenant le truc!

Madhukar: Le truc?

L’interlocuteur: Oui comment vous obtenez cela?

Madhukar: Soit ici.

L’interlocuteur: Je suis ici.

Madhukar: Vous voyez, comme vous, par tous les moyens, je voulais savoir ce truc. Je voulais avoir cette compréhension. C’est pourquoi j’étais autour de ce Maître, mon Maître, qu’à cette époque je n’appelais pas mon Maître, à cause de mon importance, de mon égo, qui m’empêchait de dire cela. J’étais très indépendant, très fier d’être puissant et très heureux. J’étais aussi heureux de mes frustrations. Ainsi j’étais très puissant et je ne l’appelais pas Maître, mais je restais toujours dans les parages et j’essayais d’obtenir ce truc. Et pendant ces 2 années, beaucoup de choses se sont passées. Et un jour, j’ai écris tous les doutes que j’avais et lui posa 17 questions, des questions très importantes, car je voulais me débarrasser des doutes que j’avais. Plus tard, j’ai réécouté cette interview de nombreuses fois. Je dirai, que sur ces 17 questions, une seule étais un non sens, une était stupide; toutes les 16 autres étaient des questions très importantes. Le summum  fut qu’après ces 17 questions un poème émergea, j’ai écrit un poème. Il a voulu répondre à ces questions lors d’un Satsang. A ce moment là, il la lu car il n’entendait plus très bien. Il avait 84 ans, très puissant mais son ouïe n’étais plus très bonne. Ainsi, j’étais assis avec lui, face à face, et cela dura deux heures. Et tout à la fin lorsque mes doutes ce sont envolés, un poème a émergé. Et après ce poème, il dit: «Maintenant je vais te donner mon secret.»

Ce truc que vous voulez? Vous n’avez pas passé deux ans avec moi, vous n’avez pas posé 17 questions importantes et vous ne m’avez pas donné de poème maintenant. Ainsi vous ne m’avez rien donné et je dois vous montrer le truc? Il m’a juste donné ce truc, vous voyez.

(Silence)

L’interlocuteur: Je connais ce truc maintenant.

Madhukar: Qu’est que vous savez?

L’interlocuteur: il n’y a rien à savoir, juste à regarder.

Madhukar: Non, ce n’est pas la vérité. Vous n’avez pas compris. La première partie est juste: «Il n’y a rien à connaître». Après vous dites: «juste à regarder». Non vous avez à comprendre : «qui est celui qui regarde? Qui regarde? Qui voit ?» Ca vous avez à le comprendre.

Je n’ai pas répondu, j’ai juste dit: «Merci.»

L’interlocuteur: Bien, merci.

Madhukar: Vous n’avez pas à m’imiter. Ce n’est pas du travail. Cela apparaît naturellement. Je vous ai juste raconté l’histoire et mon histoire n’est pas meilleure que la vôtre. Une gratitude, une gratitude sensationnelle m’a envahie. Et à travers sa grâce, mystérieusement, sa transmission c’est faite. Dans mon cas, le travail c’est fait et  plus tard des choses vraiment dramatiques se sont passées. Elles devaient se passer, parce qu’elles étaient vieilles, âgées de millions d’années, elles devaient se manifester. Certaines choses et évènements doivent se manifester avant d’être libre. Je ne vous souhaite pas ce genre d’évènements. Je vous souhaite uniquement un merveilleux bonheur. D’une manière ou d’une autre mystérieusement, cette transmission se fait parce que c’est une très puissante lignée. A travers Papaji et son maître Ramana Maharshi, cette transmission est venue se poser en moi et de merveilleuses choses se sont passées. C’est juste une lignée très puissante.

Donc, vous avez à vous libérer des doutes que vous semblez avoir. Vous avez à vous en libérer, faute de quoi, si certains doutes persistent, ils vont vous empoisonner. Comme s’il disait: «Un poisson mort empoisonne tout l’étang.» Si vous avez un poisson mort dans un étang de pêche vous devez le sortir sinon tous les autres poissons vont mourir aussi. Donc d’abord clarifier vos doutes, et ensuite la compréhension: «je n’ai pas quelque chose à savoir» est déjà très bien, «je n’ai rien à savoir!» Ainsi qu’est ce qui reste? Le savoir est parti. La pensée est partie. Qu’est ce qui reste?

L’interlocuteur: Je veux éviter les jeux de mots, mais je voudrais appeler cela conscience si je dois donner un nom. Ce n’est pas un objet, je pense, c’est un ressenti.

Madhukar: un ressenti est pensé!

L’interlocuteur: Oui, c’est le problème.

Madhukar: C’est le problème, vous voyez, tout le monde parle de ressenti. Depuis les années soixante dix, tout le monde parle de ressenti. Avant vous n’entendiez cela pas souvent. Maintenant tout le monde doit ressentir, c’est devenu populaire. Et les femmes aiment cela, parce qu’elles peuvent dire à leur mari: «tu dois ressentir plus.» Ressentir est juste une vieille expérience qui est encore stockée dans votre cerveau et dans votre corps. Ainsi qui est-ce qui ressent? Qui? C’est sur cela que vous devez mettre votre attention, plutôt que de mettre ton attention sur des ressentis. Mettez juste votre attention sur votre Soi lui-même: Qui ressent? Cette attention que vous avez appelé correctement «conscience». Lorsque la conscience est pointée sur le Soi lui-même, il fleurira et purifiera, mais instantanément. Cette compréhension est instantanée.

Ainsi dans mon cas, cette compréhension fut instantanée et elle se manifesta sous la forme de croyance.

J’ai cru en lui, bien que ma vie ne fût pas immédiatement parfaite après l’avoir rencontré. D’une façon ou d’une autre, j’étais encore esclave de mes ressentis et de mes pensées. Mais la compréhension que cet homme parle de la Vérité, fut immédiate. Cela avait un sens absolu pour moi.

J’étais très heureux de croire en cet homme, qui ne voulait pas vendre une autre religion ou qui ne voulait pas vendre une autre philosophie, un autre enseignement. Il émanait simplement la liberté. Et la liberté ne peut pas vous polluer, parce que la liberté est liberté. Tout vous pollue, tout pèse sur vos épaules: le Savoir, les enseignements, les pratiques, mais la liberté ne pourra jamais vous polluer.

Deuxième interlocuteur: Il y a des confusions en moi, c’est au sujet des méditations et de savoir «qui je suis?». J’étais à Poona et j’ai fait un satsang intensif avec quelqu’un, qui était aussi dans la lignée de Papaji et Ramana Maharshi. Nous sous sommes centré sur ce «qui suis-je?» - question pour un mois et lorsque je suis sorti de cela j’étais encore dans une merveilleuse gratitude pour ce message.

Madhukar: Je peux voir cela, cela resplendit de votre visage.

Interlocuteur:…pour tout le truc, la révélation que j’ai vue, sentie, pas sentie jusqu’ici. Ainsi je peux dire que, durant ces semaines, j’ai reconnecté «qui je suis», mais il y a encore des confusions. J’ai été amené par hasard à croiser un autre gourou plus tard. Continuellement il est tout autour de moi, j’ai vu des livres le concernant et des personnes qui sont des membres de sa Sangha. Il conseille, pour être un avec Dieu, vous devez méditer et il prescrit du yoga et toutes sortes de pratiques, alors que j’ai compris qu’il est suffisant de juste savoir qui je suis? Je pense, quand je réalise Cela, alors il n’y a rien de plus à faire où à dire, n’est ce pas? Maintenant j’entends cet autre gourou et cela semble être des messages contradictoires.

Madhukar: Sans aucun doute.

L’interlocuteur: Est-ce que vous pourriez me dire ce que vous pensez, sentez, ce que vous voulez?

Madhukar: Je ne pense pas, je ne sens pas, ainsi vous devez poser des questions et ensuite il y aura des réponses.

L’interlocuteur: Bon, ceci était la question.

Madhukar: Non cela n’est pas une question. Je ne suis pas là pour juger, vous voyez.

L’interlocuteur: Non, ce n’est pas ce que je me demandais mais la question est: Que faire? D’une façon ou d’une autre je sais qu’il n’y a rien à faire, ainsi je peux  répondre, mais je pense avoir une seule  priorité dans la vie, c’est que je veux être un avec Dieu. Le reste n’est pas important à cet instant c’est vraiment un désir merveilleux. Que faire? Je ne peux pas être plus clair que cela.

Madhukar: Vous n’avez pas besoin de faire quoi que ce soit. Comprendre qui vous êtes, est le diamant le plus précieux. Ainsi si vous comprenez «Je suis ce diamant» pourquoi devriez-vous commencez  à polir des merveilles? Une merveille est également très belle, mais si vous commencez à la polir, la poussière vous sera néfaste. Si vous comprenez réellement qui vous êtes, vous n’allez pas être attiré par quelqu’un qui vous dit que vous avez quelque chose à faire. Mais cette force est une tendance chez vous, une vieille tendance, car vous avez été un yogi, vous avez été un méditant pendant plusieurs vies. Ainsi il y a du désir. Qui plus est, vous avez à comprendre, que déjà il y a quelques milles ans, nous en occident nous avons ce programme incroyable, d’avoir à faire quelque chose pour atteindre, pour avoir, pour devenir quelqu’un. Ainsi je suis immensément reconnaissant, d’avoir été attiré par cette vérité absolue, ce plus précieux diamant, d’avoir réalisé: Je suis Cela.

Ainsi, il n’est pas nécessaire de faire quelque chose. Mais si j’ai envie de courir, je vais courir. Si j’ai envie de faire du yoga sur la plage, je vais faire du yoga. Et si j’ai envie de m’asseoir dans une certaine position en méditation, je vais méditer. Il n’y a pas de mal à cela si vous savez qui vous êtes. Mais j’ai vu beaucoup de personnes avec ce précieux diamant dans la main et malgré cela ils sont allés chez certains maîtres et ils l’ont perdu à nouveau, devenant confus à nouveau. Ils avaient ce diamant dans la main mais ils n’ont pas été capable de l’apprécier. Ils l’ont échangé contre des merveilles et ils sont revenus dans la confusion, dans faire et purifier. Quel dommage!

Tout ce qui vient dans votre vie et autour de vous tout le temps ne signifie pas que vous devez le vivre. Je vais vous donner un exemple extrême, qui n’a rien à voir avec cet enseignant dont vous parlez, que je ne connais pas, ainsi je peux en parler. Je peux seulement vous dire qu’aucun Maître ne vous dira jamais: «vous devez méditer», seulement des enseignants. Donc un exemple vraiment extrême, je vivais dans le centre d’Amsterdam et comme je marchais dans la rue, quelqu’un m’a offert des drogues. Héroïne, Cocaïne, n’importe quoi. Je ne l’ai pas pris même si cela se présentait dans ma vie tous les jours. J’aurai pu me dire: «Bon cela se produit tous les jours, il doit y avoir un sens profond.» Je les rencontrais tout le temps, je connais certains de ces junkies mieux que ma tante, vous voyez. Je n’ai pas vu ma tante depuis des années, mais ces hommes que je connais, ce qu’ils offrent, et ce que cela leur a fait et ce que cela pourrait me faire. Il n’y a pas d’attraction malgré tout.

L’interlocuteur: Je trouve cela extrêmement difficile de ne pas faire, de croire le message «ne pas faire».

Madhukar: Parce que vous ne devez pas le croire, vous voyez, croire n’est pas suffisant.

Vous devez regarder, vous devez regarder plus profondément. Croire n’est pas suffisant. Si vous croyez, il doit y avoir quelques effets pour un moment mais cela ne peut être éternel. Croire ne vous libère pas.

L’interlocuteur: C’est clair.

Madhukar: Ainsi vous avez à replonger en vous, «qui veut faire?» Ce que voulez faire n’est pas mauvais, c’est un programme de votre personnalité, un programme de votre cerveau et de votre corps, vos gènes aussi. Ainsi il ne serait pas naturel de dire «je ne veux pas faire». Vous avez été programmé comme cela depuis de nombreuses vies, ainsi l’attraction vient normalement. Cela appartient à votre personne. Maintenant vous avez à regarder: «Qui veut, qui est ce Je qui veut?»

Je n’ai jamais dit aux gens: ne faites pas cela. Si les personnes veulent méditer, elles peuvent méditer. C’est juste que si vous ne savez pas qui vous êtes, si vous ne comprenez pas que vous êtes tout le temps libre maintenant, alors la méditation vous attachera. Cela va vous rendre dépendant à la méditation, comme quelqu’un qui est dépendant à l’héroïne. Certaines personnes deviennent dépendantes du yoga et du tantra ou d’autres choses et elles n’arrivent jamais. Vous pouvez arriver à quelque chose, comme je suis arrivé à, ce que dans le passé Yogi fut appelé, «illumination», un profond éveil de Kundalini. Cela est le rêve d’un yogi, ainsi j’ai du pratiquer pendant plusieurs vies. Et quand cela c’est manifesté, cela était bien-sûr merveilleusement beau, très précieux. J’ai lu au sujet de cette expérience et personne ne semble l’avoir expérimenté comme moi. Certaines personnes ont déjà commencé à écrire un livre dès qu’ils ont eu une petite étincelle dans leur cerveau. Ils ont vu un peu de Lumière, «Je suis un enseignant!»

Vous devez vous demander: «Qu’est ce que je veux?» Est-ce que je veux un sens pour la communauté sans la nécessité de faire quelque chose; ou est-ce que je veux la liberté, la liberté absolue.

L’interlocuteur: Je veux cela.

Madhukar: Vous voulez Cela? Vous êtes Cela. Vous êtes.

Immédiatement j’ai pu voir et accepter, cela même appelé ainsi illumination, comme étant juste un phénomène, un état, un très bel et saint état, un état surnaturel. De nombreux enseignants ont obtenu de leurs expériences, cette expérience surnaturelle et une nouvelle religion est née, une nouvelle sangha, une nouvelle communauté. Bien sûr on pourrait dire: «Le Soi a le temps, ainsi il n’est pas important en combien de vie Je réalise, faisant une autre boucle, se préparant, s’entraînant.» Mais vous, votre personne ici, vous voudriez être libre maintenant. Alors accepte seulement le plus précieux diamant. Refusez tout le reste, même si cela signifie que vous allez être seul. Vous devez faire pour cela, comme pour ce qu’il y a de plus précieux. Si je vais dans une soirée où tout le monde prend de la drogue, je dis juste non. Après quoi des personnes vont ne pas se sentir à l’aise, parce que je ne joue pas le même jeu qu’eux, ainsi la relation amicale s’achève. Je ne suis plus le bienvenu et je n’ai plus envi de rester, parce qu’ils entrent dans un état différent, qui les attirent. Je ne suis pas intéressé par cela, car je suis comblé, je suis heureux. Ainsi je ne vais pas être un membre de leur communauté. Quelquefois c’est difficile d’être seul. Les autres sont à une soirée et vous êtes seul.

(Silence)

Quelqu’un d’autre? Si vous ne parlez pas assez bien l’anglais, vous pouvez aussi poser une question en hollandais.

Troisième interlocuteur: Vous parliez de liberté, pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par le mot «liberté»?

Madhukar: la liberté ne peut pas être expliquée, elle peut seulement être désignée. Je ne parle pas de la liberté extérieure. Je ne dis pas que vous avez à changer votre vie, que vous devez quitter votre compagne et avoir de nombreuses petites amies, par exemple. Certaines personnes pensent que c’est cela la liberté. Votre style de vie, vos préférences et vos aversions, n’ont rien à voir avec cela. Je ne parle pas de vie extérieure, ce qui vous regarde, cela se passe simplement. Vous n’avez pas besoin de changer quoi que ce soit dans votre vie.

L’interlocuteur: Oui j’ai compris cela.

Madhukar: D’accord, ainsi nous avons clarifié cette partie. C’est une très bonne question, car vous m’avez crée un dilemme. Même parler de liberté est un peu stupide lorsqu’il suggère l’emprisonnement. Et je vous dis: «vous êtes déjà libre, vous avez toujours été libre. Il n’y a jamais eu d’emprisonnement.» Ainsi je ne devrais rien dire. Et quelques fois je ne le fais pas, mais je viens à Heerenveen pour la première fois. Ainsi par respect pour vous, comme certaines personnes ne savent pas ce que cela signifie, si je viens ici et m’assois comme cela (Madhukar s’assied en silence pour montrer), je parle de liberté.

Vous allez être surpris, mais excepté pour vous et moi, il y a de nombreuses personnes, qui croient qu’elles sont liées, qu’elles sont attachées, souffrant dans leur corps, leurs relations, leur travail, leur maison, et autres…et elles essayent de me prouver qu’elles ne sont pas libres. Malgré cela je parle de liberté.

L’interlocuteur: Oui je ne me sens pas libre non plus.

Madhukar: Si vous dites: «je ne me sens pas libre», il doit y avoir quelque chose qui vous lie. Montrez moi vos menottes ou montrer moi celles de votre cerveau, ainsi nous pourrons voir si elles sont réelles. Après vous m’aurez convaincu. Ou vous allez trouver qu’elles ne sont pas réelles. Ainsi cette liberté va prendre sens, ce sera là immédiatement.

L’interlocuteur: Peut-être une sensation de ne pas être libre?

Madhukar: Ce «peut-être» nous devons l’éliminer d’abord, sinon nous ne pouvons y arriver. C’est une décision que vous avez à prendre maintenant, d’avoir ce sentiment de «non liberté». Si le ressenti est «peut-être», alors nous n’avons pas à en parler.

L’interlocuteur: D’accord.

Madhukar: Donc, un sentiment de «ne pas être libre»? Et la nuit quand vous dormez?

L’interlocuteur: Alors je suis libre.

Madhukar: Alors vous êtes libre, d’accord. Ainsi vous pouvez déjà voir que ce sentiment «Pas libre» n’est pas permanent. C’est là que quelques fois, et c’est une compréhension basique, que tout ce qui vient et s’en va ne peut être l’absolue Vérité, car lorsque nous parlons de liberté, nous ne parlons pas de liberté extérieure, avec quoi nous sommes d’accord tous les deux. Nous parlons de quelque chose qui est éternel, en cela je dirai en conséquence que c’est de l’imagination. Maintenant j’ai juste à vous prouver cela.

L’interlocuteur: Oui s’il vous plait.

Madhukar: Pendant que vous dormez, votre corps se repose, votre cerveau se repose. Quelques fois c’est actif et vous entrez dans un état de rêve et une sensation de «n’être pas libre» peut aussi se produire. Ainsi même si dans un rêve vous créer ce même état, vous pouvez créer toute cette situation ici, assis ici avec le micro dans votre main, avec toutes ces personnes autour de vous, et vous expérimenteriez exactement la même chose. Même si vous ne l’avez pas vu auparavant, vous pouvez juste imaginer la même scène que si vous imaginiez la réalité maintenant. C’est intéressant, mais cela est juste la ligne de touche vers laquelle je veux vous mener maintenant. Il y a quelque chose, qui voit vos pensées ou ce que vous appelez une sensation de «ne pas être libre». Ainsi il y a une dimension plus profonde, quelque chose de plus profond que de voir une sensation «pas libre». Jusqu’à maintenant, vous croyez vous être identifié avec cette sensation en disant: «je ne suis pas libre». Maintenant vous pouvez regarder, vous voyez «je» et vous voyez un sentiment qui dit «pas libre». Et naturellement, si vous vous sentez «pas libre», ou vous devenez frustrez et vous vous résignez, ou vous essayez d’être libre, vous essayez de faire quelque chose. Vous essayez de méditer, de changer de petite amie, ce qui peut l’être, vous essayez de changer quelque chose. Ici vous ne vous sentez «pas libre» et ce n’est pas réellement ce que vous voulez. Vous voulez être heureux. Tout le monde ici veut être heureux. Ainsi, maintenant vous êtes venu chez quelqu’un qui a expérimenté cela, et j’utilise cette expérience pour vous dire que si vous continuez à vous concentrer sur ce ressenti de «pas libre», cela ne va pas vous aider. Mais si vous le contourné et que vous vous concentrez sur le «Je», qui voit et qui ressent, alors quelque chose peut se produire. Qu’est qui va se passer? Premièrement vous allez découvrir que jusqu’à maintenant vous avez accepté ce «je» comme une personne qui a été identifiée avec des états de ressentis changeants. Laissez dire à votre sensation «pas libre», le téléphone sonne. Quelqu’un vous appelle et vous avez une discussion joyeuse avec elle. Vous ne vous sentez pas «pas libre» à ce moment précis. Puis l’appel téléphonique est fini et de nouveau vous êtes assis seul dans votre appartement, vous sentant extrêmement «pas libre». Ainsi ce sont des états changeants. Et vous voyez cela. Ainsi qui est ce «vous»? Qui est ce «Je». Vous vous concentrez sur cela et vous allez trouver, que ce «je» est juste maquillé par des sensations et des pensées, ce qui est la même chose. C’est juste de l’imagination. Et il y a la conscience, la connaissance qui voit ce «Je». Maintenant vous allez plus profondément et vous ne vous concentrez plus sur ce «Je», mais vous vous concentrez sur ce SOI. Me suivez-vous?

L’interlocuteur: Oui mais l’identification avec la tristesse et la dépression revient toujours et je ne peux pas m’en libérer.

Madhukar: Cela revient toujours. Vous avez à changer votre grammaire. Cela revenait toujours jusqu’à maintenant. Ne le programmez pas dans le futur. Cela n’a pas œuvré jusqu’à maintenant, car jusqu’à maintenant vous étiez concentré sur ce sentiment de «non libre». Maintenant je vous dis de vous concentrer sur «je», pas sur les ressentis. Faites le vraiment maintenant! Vous êtes assis ici? C’est évident. Pouvons-nous être d’accord avec cela? Etes- vous là?

L’interlocuteur: Oui

Madhukar: Vous êtes ici. Je suis ici. Ainsi nous sommes tous les deux là. Avec cela nous pouvons être d’accord. D’accord, qu’y a-t-il ici?

L’interlocuteur: Qu’est ce qu’il y a ici? Je suis ici, vous êtes ici, de nombreuses personnes sont ici.

Madhukar: D’accord, j’y consens. Et êtes-vous encore concentré sur ce sentiment «pas libre»? Bien maintenant, vous n’êtes pas concentré sur le ressenti de «pas libre», ainsi vous sentez-vous «pas libre»?

L’interlocuteur: je me sens triste.

Madhukar: D’accord, laissez être la tristesse aussi. La tristesse est votre invité. La tristesse vous rend visite. Est-elle là constamment ou seulement maintenant?

L’interlocuteur: non, elle n’est pas là constamment.

Madhukar: Est-ce que c’est à cause de moi?

L’interlocuteur: Non

Madhukar: Parce que je ne porte pas une chemise colorée? Vous étiez assis là tout ce temps triste et vous n’avez pas demandé immédiatement de l’aide? Vous êtes venu ici, payer les frais d’entrée et vous étiez triste. Et vous n’avez pas dit immédiatement: eh, de l’aide, je suis triste? C’est étrange. Combien de temps voulez porter ceci avec vous? Combien de temps voulez vous continuer ainsi?

L’interlocuteur: pas longtemps, j’espère.

Madhukar: N’espérez pas. Vous avez à regarder. Espérer n’aide pas. Juste débarrassez vous en maintenant. Vous pouvez me le donner à moi si vous voulez. Je l’emmènerai avec moi à Amsterdam. Il y a tellement de tristesse là-bas dans les rues, qu’un sac de déchets en plus n’est pas un problème, vous me le donnez simplement. Ainsi quand la tristesse vient, vous voyez qu’il y a un témoin. Maintenant ne vous concentrez pas sur cette tristesse. N’imaginez pas ou n’essayez pas d’être dans la joie. Concentrez-vous simplement sur votre Soi. Maintenant vous commencez à sourire, ça ce n’est pas un signe de tristesse.

L’interlocuteur: une sorte de sourire triste.

Madhukar: Est-ce votre profession?

L’interlocuteur: Non

Madhukar: Vous ne gagnez pas de l’argent avec? Vous n’êtes pas un clown dans un cirque? Vous n’êtes pas non plus un politique? Si vous voulez être un clown ou un politique, vous pourriez gagner de l’argent avec un sourire triste, alors pourquoi le gardez-vous?

L’interlocuteur: je ne sais pas? C’est simplement là.

Madhukar: Où est-il? Avant vous disiez que c’est ici, maintenant vous dites c’est là. Où est-ce?

L’interlocuteur: Quelque part en moi.

Madhukar: Qu’est ce que vous entendez par «quelque part»? Où est-ce, dans une de vos jambes, le genou, votre rein? C’est une imagination. Même si, n’essayez pas de le changer. Si vous voulez, vous pouvez le faire plus gros et le laissé exploser, car certaines parties ont besoin d’exploser. La tristesse va sortir à un certain endroit. Ou vous voyez juste que cette tristesse prend place en vous, va et vient. Cela change, quelque fois c’est plus, quelques fois moins. Et cela est quelque part dans votre corps, vous disiez. Maintenant simplement concentrez vous sur la conscience qui voit cela. Vous suivez? Pointez la!

Que se passe t-il?

L’interlocuteur: Je me sens encore triste.

Madhukar: Bien, cela doit être très attrayant pour vous si vous aimez la garder. Cela doit être très précieux pour vous. Cela doit vous apporter quelque chose? Qu’est ce que cela vous apporte? Vous vous sentez spécial avec votre tristesse? Non vous n’êtes pas spécial avec votre tristesse. De nombreuses personnes sont tristes, des millions, des BILLIONS! Donc vous n’êtes pas spécial avec votre tristesse! Votre expérience avec cette tristesse est, qu’elle a toujours été présente, ainsi votre programme dans le futur, est qu’elle sera toujours là. C’est votre expérience, n’est ce pas? Quand a-t-elle commencé?

L’interlocuteur: Je n’ai pas toujours été triste.

Madhukar: Bon cela a commencé à un certain moment. Quelque chose est arrivée à un moment. Certaines personnes vont en thérapie, elles veulent trouver la raison pourquoi cela est arrivé. Par exemple, dans votre enfance, votre frère vous a volé le gros gâteau au chocolat et la tristesse vient de là, quelque chose comme cela, votre frère vous là toujours dit, quoiqu’il en soit. Elles trouvent toujours quelque chose qui est arrivée dans leur enfance. Mais je ne fais pas cela. Je vous invite à regarder directement si cela est votre vrai Soi. Pour ceux qui sont près à regarder, immédiatement la libération survient. Cela se passe en satsang, une guérison instantanée. Cela ne fait pas partie de ma profession d’être un guérisseur, mais j’étais en Suisse récemment et là une femme âgée, qui avait souffert toute sa vie, est venue à moi. Et elle était prête à s’en débarrasser. Cela a été très spécial. La plupart des personnes n’aime pas s’en débarrasser car elles n’ont rien d’autre, rien que des douleurs, la maladie, la tristesse. Quoi d’autre avez-vous?

L’interlocuteur: il y a aussi de la joie.

Madhukar: La joie est là aussi? Les deux sont là, joie et tristesse? D’accord, elles vont ensembles, vous voyez. Donc qui voit de la joie ou de la tristesse? S’il vous plait parlez, ce moment est précieux, faites en bon usage. Donc parlez spontanément, ne pensez pas!

L’interlocuteur: la conscience!

Madhukar: La conscience! Je n’ai jamais eu l’expérience que la conscience est joyeuse ou triste. Dans cette conscience, se trouve la joie, se trouve la tristesse et comme je dis, si vous ne vous concentrez ni sur la joie, ni sur la tristesse, il va y avoir de la souffrance. Si vous savez «je suis conscience», la joie va vous rendre heureux et la tristesse vous rendra triste, mais vous savez juste «je suis conscience». Alors vous êtes libre, alors les circonstances vont et viennent et vous êtes intouchable. Mais cela n’est pas suffisant de juste répéter les mots. Ce sera juste un concept. Par conséquent, je vous recommande, quand vous vous trouvez vous-même dans un état, demandez «qui suis-je? Qui voit cette tristesse? Qui est- ce qui voit cette joie?» Et je vous promets que cela va disparaître.

Quatrième interlocuteur: En rapport avec la réalisation du Soi, j’ai trouvé des récits à propos des expériences de Kundalini. Quelques fois elles arrivent, quelques fois pas, mais il doit y avoir quelque chose, car elles vont si souvent de paire.

Madhukar: Cela n’est pas vrai. Vous n’avez pas besoin d’avoir une quelconque expérience de Kundalini pour réaliser qui vous êtes. Je l’ai juste mentionné pour expliquer que cela n’est pas l’absolue vérité. C’est juste un phénomène. C’est très important. Je n’ai pas dit cela pour me séparer des personnes qui n’ont pas vécus ces expériences. Je vous dis très clairement que ce n’est pas nécessaire! Allez directement à votre cœur, directement à la Source et trouvez qui vous êtes. Ne gaspiller pas le temps avec toute sortes d’expériences, pas même des expériences de Kundalini, allez directement, instantanément, maintenant. C’est ce qu’il y a de mieux. Et alors peu importe ce qui se passe, parce ce que ce «qui je suis» est si clair, si précieux, tellement plus beau que n’importe quelle expérience. Et parce que c’est vraiment tellement simple, c’est au-dessus de ce qu’on peut voir. C’est très simple. Alors je peux dire que vous êtes réalisé. Si vous gaspillez votre temps à lire des livres au sujet de la Kundalini et essayez d’avoir ces expériences, vous êtes liés à surveiller qui vous êtes. Ainsi, simplement allez-y directement. Ce n’est pas dans le passé. La liberté est ici et maintenant. Ainsi même si vous avez le désir de toutes sortes d’expériences, même des expériences Yogis, quelque chose qui apparait très attractif, c’est une entrave, ainsi je ne peux pas vous conseiller de gaspiller ne serait-ce qu’une seconde à cela, car chaque seconde signifie séparation et «qui vous êtes» est ici, dans l’éternel maintenant.

Merci d’avoir posée cette question pour éclairer ceci, c’est très important.

L’interlocuteur: je connaissais déjà la réponse.

Madhukar: Bien, mais vous avez été utile à tout le monde dans la salle pour éclairer ceci, merci.

L’interlocuteur: Pourriez-vous aussi clarifiez ce qui m’empêche de réaliser mon véritable Soi.

Madhukar: Bon cette fois vous donnez la réponse immédiatement, car vous semblez la connaître déjà.

L’interlocuteur: Cela semble être simplement une habitude, l’habitude d’être une personne.

Madhukar: Oui, la personne est invétéré, absolument. La personne est un robot.

L’interlocuteur: ainsi c’est programmé?

Madhukar: Oui

L’interlocuteur: Et il y a seulement un chemin pour négocier avec lui c’est simplement le rejeter? Cela semble difficile.

Madhukar: Bon, je ne recommande pas cela, sinon les gens vont se jeter dans le lac tout à l’heure et demain on pourra lire dans le journal: «après ce satsang, toutes les personnes sont allées se jeter dans le lac.» Non, s’il vous plait profitez de votre vie, aimez votre corps, aimez tout ce que vous faites.

L’interlocuteur: Actuellement, ceci est une des difficultés, quelque chose qui me déconcerte, car si je réalise qui je suis, alors quel est l’intérêt de vivre en tant qu’être humain?

Madhukar: Joie, amusement, plaisir, beauté.

L’interlocuteur: Oui. Alors ce doit être quelque chose de simple à aimer, à expérimenter, une sorte de jeu?

Madhukar: Vous pouvez le voir comme cela. C’est dire être Maya, illusion. Vous vivez juste votre vie. C’est du plaisir, c’est bon, c’est très simple. Si vous êtes fatigué, vous dormez, si vous avez faim, vous mangez. C’est merveilleux.

L’interlocuteur: Ok, je vais commencer cela.

Madhukar: Merci!

Cinquième interlocuteur: Si vous posez la question «qui suis-je», alors à la fin de cela, il semble qu’il y ait seulement de l’espace. La question se dissout dans l’espace, mais est-ce la finalité de ceci ou il y a l’espace avec quelque chose de plus subtil à voir ? C’est ce qui me déconcerte.

Madhukar: Bien, l’espace est extrêmement subtil, l’espace est vide. Vous avez posez une très bonne question, une question très peaufinée, car il y a encore quelque chose de plus subtil, plus subtil que ce qu’il y a de plus subtil. Ceci est Vous, et dans Cela l’univers entier prend place, incluant l’espace. Tout l’univers commence et se fini dans Cela, Chaque instant étant création et mort. C’est juste la personne qui voit une continuité. Vous dite que vous plongez dans «qui suis-je», et il y a de l’espace. Ceci signifie que votre personne s’est dissoute, vos programmes sont dissous, vos peurs sont dissoutes, vos frustrations, votre colère, votre désir, votre joie. Tout c’est dissout dans l’espace Liberté absolue. Appréciez ceci, fondez-vous entièrement avec Cela et vous serez toujours apte à faire ce que la vie exige. Vous devez sauter dans cette compréhension. Après vous verrez s’il y a encore une attraction à aller plus en profondeur et ensuite vous suivez cette attraction. Mais une fois que vous êtes là, lorsque vous vous serez complètement fondu dans cet espace, vous n’aurez plus rien à faire de plus, ça va vous y tirer, le Soi tirera dans le Soi. Aucun acteur n’est plus nécessaire. Même ce «qui suis-je» n’est pas vraiment un fait de plus, une fois que vous l’avez réellement compris. En premier cela ressemble à faire, à demander et après c’est juste «Cela» sorti du rêve. Maintenant, fondez vous juste avec ça, vous célébrez cela. Et si quelque chose veut vous tirer dans quelque chose encore plus profondément que cet espace subtil, alors il va prendre soin de lui-même, vous n’avez rien à faire. Cependant, si vous avez encore la forte envie de faire, si vous regardez dans cet «espace» en-dehors de votre esprit, bien que ce puisse être très exaltant et soulageant, ce n’est pas assez. Ainsi, laissez juste faire.

L’interlocuteur: Mais la première chose que vous notez, lorsque vous vous réveillez le matin ou lorsque vous voulez savoir qui vous êtes, c’est être présent, mais avant d’être présent, vous étiez aussi Cela.

Madhukar: Ceci n’est pas mon expérience. Mon expérience est: il y a toujours la présence, mais cette présence est si subtile, que nous n’en avons pas conscience. Mais toujours, si vous dormez pendant la nuit et que le matin suivant quelqu’un vous demande: «Comment avez-vous dormi?» Vous dites: «J’ai très bien dormi.» Comment le savez-vous? Vous étiez, comment pouvez vous dire j’ai bien dormi? Parce que le témoin ne dort jamais.

L’interlocuteur: Ceci est votre expérience?

Madhukar: Ceci est mon expérience, oui. J’ai toujours été là et je serai toujours là.

Sixième interlocuteur: Je ne sais pas comment exprimer cela. Vous pouvez dire c’est fini, je peux dire c’est fini; juste comme cela, vous pouvez accepter le bond. Après cela continuera d’être comme cela pendant un certain temps et ensuite il y a quelque chose que j’ai à faire.

Madhukar: Vraiment? Etes- vous totalement convaincu d’avoir cela à faire. Ainsi vous semblez être dans la tristesse quelque fois et après vous bondissez dedans, à ce que vous dite? Et après vous aimez retomber dans la tristesse? Comme cela, cela va continuer pour quelques temps, c’est votre programme.

L’interlocuteur: c’est comme lorsque je vais dans le silence, lorsque j’en sors, je peux ressentir la tristesse profondément.

Madhukar: Laissez faire maintenant. Vous venez dans le silence et puis vous voyez s’il y a de la tristesse. Vous dites que vous pouvez la voir plus profondément, allez-y maintenant. Ainsi si vous y êtes si expérimenté, cela n’a pas d’importance si vous êtes triste un fois de plus.

L’interlocuteur: C’est éternel.

Madhukar: Non Ce n’est pas éternel. Je ne peux pas accepter cela, car si cela était éternel, alors cela ne pourrait aller et venir. Ce qui est éternel, c’est cette Vérité sous-jacente, Que Vous Etes. Je ne veux pas vous convaincre. Vous avez à l’expérimenter, vous devez voir. Ainsi dites moi, le silence est-il là maintenant?

(Silence)

Madhukar: Ainsi maintenant s’il vous plait dite ce qu’il y a. Ne regardez pas en arrière dans les expériences que vous avez eues auparavant, ni ce que cela devrait être dans le futur, parlez juste de maintenant.

Vous souriez, ainsi ce ne peut être de la tristesse. Dans ce «maintenant» il n’y a pas de tristesse, ainsi comment est ce possible?

L’interlocuteur: je pense qu’il y a aussi de la tristesse maintenant.

Madhukar: Non vous pensez dans ce moment présent. Juste avant lorsque vous étiez ici, il n’y avait pas de tristesse. Puis vous disiez: «Je pense», et alors vous avez regardé en arrière dans le passé et la tristesse est venue. J’ai pu voir cela.

L’interlocuteur: Dans ce sourire, il y avait de la compassion pour ma propre tristesse, mais la tristesse n’était pas partie.

Madhukar: Cela ressemble à de la compassion, mais c’est de la dépendance!

L’interlocuteur: Dépendance?

Madhukar: Dépendance, oui, n’est pas de la compassion. C’est de la passion! Cela crée de la souffrance. Mais je sais et je respecte que vous justifiez cela, car cela vous a donné un fort sentiment «je». Vous l’avez expérimenté, vous vous sentiez vous-même. Finalement, vous n’êtes pas mort. Vous vous sentiez vous-même dans cette souffrance et vous avez justifié ceci et dit: «Cela est aussi ici, ceci est aussi Dieu, ceci est bon aussi.» Et je respecte ceci, car j’ai aussi justifié certains traits personnels. Vous voyez, j’étais en colère. Ainsi, j’ai regardé pourquoi il y avait de la colère; j’ai regardé dans mon enfance, et dans l’enfance de mes parents, ma nationalité, au moyen âge, et à l’âge de pierre, à l’âge d’homme, et l’humanité. De plus en plus profondément et plus profondément encore, et il y avait encore de la colère. Et j’ai vu que c’était sans fin, cela ne s’arrêtera jamais. Si cela est votre origine, cela est sans fin. C’est ce que vous appelleriez «éternel», mais c’est de l’illusion. Le moment où vous arrêtez de demander «pourquoi?», mais osez demander «Qui? Qui voit cela?» Quelque chose se passe. Premièrement, vous avez à regarder cela, la colère dans mon cas, dans votre cas, peu importe comment vous voulez l’appeler: «Tristesse» ou «compassion de la tristesse». Mais maintenant vous devez aller plus profondément, «Qui voit cela?» Et ne vous en faites pas s’il y a plus de tristesse qui vient. Cela est Ok pour moi, honnêtement, je ne m’en soucis pas. Je sais qui vous êtes, je ne me soucie pas s’il y a de la tristesse ou de la joie. Je vois qui vous êtes. Ok, ma compassion humaine souhaite que vous soyez plus à l’aise et heureux, car qui est heureux si vous êtes triste. Si vous voudriez être un poète, ce serait utile. Ils disent: «Je dois être triste, sinon je ne peux pas écrire de poème.» Ainsi je souhaite que vous soyez heureux, mais c’est juste mon programme d’humain, mon programme de chrétien. Du point de vue du Soi, je suis bien plus à l’aise avec votre souffrance. Mais le Soi vous invite à regarder et à voir si cela est réellement «éternel» ou si cela est de l’illusion. Ainsi vous ne pouvez rien perdre, car si ce dont je parle n’est pas la Vérité, vous pouvez juste continuer et célébrer votre tristesse. Ainsi vous ne perdez rien. Mais si cela est la Vérité, cela va rester avec vous tout le temps, et lorsque la nuit est finie, vous allez réaliser qui vous êtes en un instant. Alors la tristesse peut encore venir, car c’est une partie de votre programme et elle a été mémorisée dans votre corps, dans vos cellules, dans votre soi émotionnel et ainsi de suite. Ainsi cette puissance continue, car la cause est très ancienne. Ces vagues peuvent continuer pour quelques temps, mais vous saurez, «Je ne suis pas cela», «Je suis ici, Je suis cette Vérité, cette paix, ce Silence». Ainsi cette célébration de la tristesse ne persistera pas. Vous allez en perdre l’intérêt, comme j’ai perdu l’intérêt de la colère, en célébrant c’est de la beauté, juste car cela vient avec tant de force. Bien sûr cela est aussi divin. Il n’y a rien qui ne soit divin. Mais vous êtes plus profond qu’une divinité: Vous êtes Cela, Vérité Absolue. Ainsi Shiva est un peu en colère contre moi, car il aime la colère aussi. Tous ces dieux divins sont un peu en colère envers moi, mais ils ne peuvent m’atteindre. Je suis intouchable. Et ils m’envient. Ils veulent être en satsang, car même les dieux souffrent. Ils ont été depuis plus longtemps que vous dans ce méli-mélo: Dix mille ans de joie et de souffrance.

Ainsi maintenant, vous osez vous poser cette question: «Qui voit?» C’est un risque! C’est un risque, car cette souffrance, cette tristesse ne va pas rester avec vous. Et c’est rarement pour ainsi dire jamais, c’est l’expérience de Ramana et de mon Maître Papaji, c’est rare pour ainsi dire jamais que quelqu’un veut être libre. Peut-être êtes-vous celui, ce précieux Un, qui veut être libre.

Madhukar:
Paix, que la paix soit en tous les êtres de l’univers, que la paix soit avec vous ici, que la paix soit.
Bienvenue!
(Silence)
Je suis très heureux que vous soyez venus ici, si nombreux. C’est un jour très spécial, car vous vous intéressez à savoir: qui suis-je? Vous vous demandez à vous-même: qui suis-je au-delà de cette personne, au-delà de mon éducation, au-delà de mon travail, mes idées et mes objectifs? Qui suis –je réellement?
Je ne suis pas venu vous donner un autre enseignement, ni religieux ni philosophique, parce que vous en avez reçu assez. Je suis juste venu vous dire: relax! Tout va bien! (rire)
Vous n’avez même pas besoin de vous détendre. La pensée de la personne apprécie de se détendre, le corps et l’esprit aime se détendre, mais votre Soi véritable, l’essence, qui vous êtes, n’a pas besoin de se détendre, parce que vous êtes la paix elle-même. Cette compréhension est très importante.
Traditionnellement, les personnes spirituelles ont à mener une grande vie de maîtrise et de moralité, elles doivent pratiquer et étudier beaucoup, souffrir beaucoup, elles ont besoin de méditer et de faire des exercices de yoga, des exercices de Tantra, quelque soit et prier, chanter, croire et pratiquer de nombreuses vies, au moins pour une vie et si vous croyez en la réincarnation pour 10 milles vies. Jusqu’à ce que vous rencontriez quelqu’un qui vous dise: Tu es déjà libre! Regarde! Ceci est vraiment spécial.
Avant vous deviez aller quelque part, dans la jungle, dans une grotte et si vous étiez très chanceux, vous auriez rencontré un Maître, qui a cette compréhension de la liberté absolue, parce que la plupart des gourous ne savent pas cela.
Ils vous enseignent que vous avez à faire cela, vous avez à faire ceci. Et cela ne peut être la liberté.
Quand vous avez à faire quelque chose, ce n’est pas la liberté.
Certains d’entre vous, ne nécessitent pas de mots, parce que toute votre vie, vous saviez que ce que vos enseignants vous disaient, et vos parents et ce que l’église vous a dit, n’est pas l’absolue vérité. Tous ont essayez de vous donner le meilleur, mais ce n’est pas la vérité absolue.
Votre source, vous êtes quelque chose de précieux qui ne peut être décrit par des mots. Même si vous commencez à utiliser des mots, un concept émerge. Idée et concept signifie religion. La religion est merveilleuse si vous pouvez croire, si vous êtes satisfait avec des promesses concernant le futur. Parce que les religieux vous disent, que si vous vous comportez bien maintenant ici, si tu prends le chemin que nous voulons, alors au paradis vous serez bien. Pour moi cela ne suffisait pas. Je disais: «S’il y a un paradis, alors le paradis doit être maintenant, alors le paradis doit être ici.» Je n’étais pas satisfait, ni avec la religion, ni avec la philosophie, ni avec la psychologie. Je voulais me renseigner sur ce qu’est la Vérité absolue. Et depuis que je sais, je regarde les gens qui veulent se renseigner: C’est vous!
(Silence)
(Les oiseaux chantent à l’extérieur et à l’intérieur une machine à café fait du bruit.)
Après être tombé dans le silence du cœur, les mots prennent le dessus avec la transmission: «les oiseaux chantent et la machine à café aussi, mais cette profondeur, ce silence de votre cœur, qui entend les oiseaux et la machine à café et qui voit les pensées, sent la relaxation ou la tension dans le corps, ce silence, ce témoin ne peut être expliqué avec des mots.
A partir d’un certain âge, nous concentrons toute notre vie sur les expériences de notre corps. Nous concentrons avec nos pensées et nous identifions de façon absolue avec cela, parce que nous y avons été encouragés par nos parents et professeurs c’est naturel, c’est comme cela qu’est la vie. Et nous avons oublié qui nous sommes réellement.
Si ces pensées et vos expériences physiques vous ont apporté le bonheur absolu, alors je suis satisfait. Je ne vais pas venir ici et chasser votre bonheur. Si cette procédure vous rend absolument, éternellement heureux, merveilleux! Mais si cela ne vous rend pas heureux, pas totalement heureux, alors vous devez regarder et trouver qui vous êtes, qui vous êtes réellement. Et qui peut dire : «Je suis parfaitement heureux?» Je n’ai rencontré personne, à l’exception d’un seul homme, mon Maître, il était heureux. Pourquoi? Parce qu’il savait qui il était.
Si nous nous identifions à notre humeur; comment nous nous sentons, quelquefois bien, quelquefois même mieux, quelquefois pas bien, dépressif ou frustré, il y a toujours ce jeu du positif et du négatif. Mais si vous regardez et demandez, «quelle est l’essence dans laquelle ces changements prennent place?» Alors vous allez découvrir votre vraie nature et vous ne pourrez plus être touché ni par le bien ni par le mal.
L’interlocuteur: Et maintenant le truc!
Madhukar: Le truc?
L’interlocuteur: Oui comment vous obtenez cela?
Madhukar: Soit ici.
L’interlocuteur: Je suis ici.
Madhukar: Vous voyez, comme vous, par tous les moyens, je voulais savoir ce truc. Je voulais avoir cette compréhension. C’est pourquoi j’étais autour de ce Maître, mon Maître, qu’à cette époque je n’appelais pas mon Maître, à cause de mon importance, de mon égo, qui m’empêchait de dire cela. J’étais très indépendant, très fier d’être puissant et très heureux. J’étais aussi heureux de mes frustrations. Ainsi j’étais très puissant et je ne l’appelais pas Maître, mais je restais toujours dans les parages et j’essayais d’obtenir ce truc. Et pendant ces 2 années, beaucoup de choses se sont passées. Et un jour, j’ai écris tous les doutes que j’avais et lui posa 17 questions, des questions très importantes, car je voulais me débarrasser des doutes que j’avais. Plus tard, j’ai réécouté cette interview de nombreuses fois. Je dirai, que sur ces 17 questions, une seule étais un non sens, une était stupide; toutes les 16 autres étaient des questions très importantes. Le summum fut qu’après ces 17 questions un poème émergea, j’ai écrit un poème. Il a voulu répondre à ces questions lors d’un Satsang. A ce moment là, il la lu car il n’entendait plus très bien. Il avait 84 ans, très puissant mais son ouïe n’étais plus très bonne. Ainsi, j’étais assis avec lui, face à face, et cela dura deux heures. Et tout à la fin lorsque mes doutes ce sont envolés, un poème a émergé. Et après ce poème, il dit: «Maintenant je vais te donner mon secret.»
Ce truc que vous voulez? Vous n’avez pas passé deux ans avec moi, vous n’avez pas posé 17 questions importantes et vous ne m’avez pas donné de poème maintenant. Ainsi vous ne m’avez rien donné et je dois vous montrer le truc? Il m’a juste donné ce truc, vous voyez.
(Silence)
L’interlocuteur: Je connais ce truc maintenant.
Madukhar: Qu’est que vous savez?
L’interlocuteur: il n’y a rien à savoir, juste à regarder.
Madukhar: Non, ce n’est pas la vérité. Vous n’avez pas compris. La première partie est juste: «Il n’y a rien à connaître». Après vous dites: «juste à regarder.» Non vous avez à comprendre : «qui est celui qui regarde? Qui regarde? Qui voit ?» Ca vous avez à le comprendre.
Je n’ai pas répondu, j’ai juste dit: «Merci.»
L’interlocuteur: Bien, merci.
Madukhar: Vous n’avez pas à m’imiter. Ce n’est pas du travail. Cela apparaît naturellement. Je vous ai juste raconté l’histoire et mon histoire n’est pas meilleure que la vôtre. Une gratitude, une gratitude sensationnelle m’a envahie. Et à travers sa grâce, mystérieusement, sa transmission c’est faite. Dans mon cas, le travail c’est fait et  plus tard des choses vraiment dramatiques se sont passées. Elles devaient se passer, parce qu’elles étaient vieilles, âgées de millions d’années, elles devaient se manifester. Certaines choses et évènements doivent se manifester avant d’être libre. Je ne vous souhaite pas ce genre d’évènements. Je vous souhaite uniquement un merveilleux bonheur. D’une manière ou d’une autre mystérieusement, cette transmission se fait parce que c’est une très puissante lignée. A travers Papaji et son maître Raman Maharshi, cette transmission est venue se poser en moi et de merveilleuses choses se sont passées. C’est juste une lignée très puissante.
Donc, vous avez à vous libérer des doutes que vous semblez avoir. Vous avez à vous en libérer, faute de quoi, si certains doutes persistent, ils vont vous empoisonner. Comme s’il disait: «Un poisson mort empoisonne tout l’étang.» Si vous avez un poisson mort dans un étang de pêche vous devez le sortir sinon tous les autres poissons vont mourir aussi. Donc d’abord clarifier vos doutes, et ensuite la compréhension: «je n’ai pas quelque chose à savoir» est déjà très bien, «je n’ai rien à savoir!» Ainsi qu’est ce qui reste? Le savoir est parti. La pensée est partie. Qu’est ce qui reste?
L’interlocuteur: Je veux éviter les jeux de mots, mais je voudrais appeler cela conscience si je dois donner un nom. Ce n’est pas un objet, je pense, c’est un ressenti.
Madhukar: un ressenti est pensé!
L’interlocuteur: Oui, c’est le problème.
Madhukar: C’est le problème, vous voyez, tout le monde parle de ressenti. Depuis les années soixante dix, tout le monde parle de ressenti. Avant vous n’entendiez cela pas souvent. Maintenant tout le monde doit ressentir, c’est devenu populaire. Et les femmes aiment cela, parce qu’elles peuvent dire à leur mari: «tu dois ressentir plus.» Ressentir est juste une vieille expérience qui est encore stockée dans votre cerveau et dans votre corps. Ainsi qui est-ce qui ressent? Qui? C’est sur cela que vous devez mettre votre attention, plutôt que de mettre ton attention sur des ressentis. Mettez juste votre attention sur votre Soi lui-même: Qui ressent? Cette attention que vous avez appelé correctement «conscience». Lorsque la conscience est pointée sur le Soi lui-même, il fleurira et purifiera, mais instantanément. Cette compréhension est instantanée.
Ainsi dans mon cas, cette compréhension fut instantanée et il se manifesta sous la forme de croyance.
J’ai cru en lui, bien que ma vie ne fût pas immédiatement parfaite après l’avoir rencontré. D’une façon ou d’une autre, j’étais encore esclave de mes ressentis et de mes pensées. Mais la compréhension que cet homme parle de la Vérité, fut immédiate. Cela avait un sens absolu pour moi.
J’étais très heureux de croire en cet homme, qui ne voulait pas vendre une autre religion ou qui ne voulait pas vendre une autre philosophie, un autre enseignement. Il émanait simplement la liberté. Et la liberté ne peut pas vous polluer, parce que la liberté est liberté. Tout vous pollue, tout pèse sur vos épaules: le Savoir, les enseignements, les pratiques, mais la liberté ne pourra jamais vous polluer.
Deuxième interlocuteur: Il y a des confusions en moi, c’est au sujet des méditations et de savoir «qui je suis?». J’étais à Poona et j’ai fait un satsang intensif avec quelqu’un, qui était aussi dans la lignée de Papaji et Ramana Maharshi. Nous sous sommes centré sur ce «qui suis-je?» - question pour un mois et lorsque je suis sorti de cela j’étais encore dans une merveilleuse gratitude pour ce message.
Madhukar: Je peux voir cela, cela resplendit de votre visage.
Interlocuteur:…pour tout le truc, la révélation que j’ai vue, sentie, pas sentie jusqu’ici. Ainsi je peux dire que, durant ces semaines, j’ai reconnecté «qui je suis», mais il y a encore des confusions. J’ai été amené par hasard à croiser un autre gourou plus tard. Continuellement il est tout autour de moi, j’ai vu des livres le concernant et des personnes qui sont des membres de sa Sangha. Il conseille, pour être un avec Dieu, vous devez méditer et il prescrit du yoga et toutes sortes de pratiques, alors que j’ai compris qu’il est suffisant de juste savoir qui je suis? Je pense, quand je réalise Ca, alors il n’y a rien de plus à faire où à dire, n’est ce pas? Maintenant j’entends cet autre gourou et cela semble être des messages contradictoires.
Madhukar: Sans aucun doute.
L’interlocuteur: Est-ce que vous pourriez me dire ce que vous pensez, sentez, ce que vous voulez?
Madhukar: Je ne pense pas, je ne sens pas, ainsi vous devez poser des questions et ensuite il y aura des réponses.
L’interlocuteur: Bon, ceci était la question.
Madhukar: Non cela n’est pas une question. Je ne suis pas là pour juger, vous voyez.
L’interlocuteur: Non, ce n’est pas ce que je me demandais mais la question est: Que faire? D’une façon ou d’une autre je sais qu’il n’y a rien à faire, ainsi je peux me répondre, mais je pense avoir une seule  priorité dans la vie, c’est que je veux être un avec Dieu. Le reste n’est pas important à cet instant c’est vraiment un désir merveilleux. Que faire? Je ne peux pas être plus clair que cela.
Madhukar: Vous n’avez pas besoin de faire quoi que ce soit. Comprendre qui vous êtes, est le diamant le plus précieux. Ainsi si vous comprenez «Je suis ce diamant» pourquoi devriez-vous commencez  à polir des merveilles? Une merveille est également très belle, mais si vous commencez à la polir, la poussière vous sera néfaste. Si vous comprenez réellement qui vous êtes, vous n’allez pas être attiré par quelqu’un qui vous dit que vous avez quelque chose à faire. Mais cette force est une tendance chez vous, une vieille tendance, car vous avez été un yogi, vous avez été un méditant pendant plusieurs vies. Ainsi il y a du désir. Qui plus est, vous avez à comprendre, que déjà il y a quelques milles ans, nous en occident nous avons ce programme incroyable, d’avoir à faire quelque chose pour atteindre, pour avoir, pour devenir quelqu’un. Ainsi je suis immensément reconnaissant, d’avoir été attiré par cette vérité absolue, ce plus précieux diamant, d’avoir réalisé: Je suis Cela.
Ainsi, il n’est pas nécessaire de faire quelque chose. Mais si j’ai envie de courir, je vais courir. Si j’ai envie de faire du yoga sur la plage, je vais faire du yoga. Et si j’ai envie de m’asseoir dans une certaine position en méditation, je vais méditer. Il n’y a pas de mal à cela si vous savez qui vous êtes. Mais j’ai vu beaucoup de personnes avec ce précieux diamant dans la main et malgré cela ils sont allés chez certains maîtres et ils l’ont perdu à nouveau, devenant confus à nouveau. Ils avaient ce diamant dans la main mais ils n’ont pas été capables de l’apprécier. Ils l’ont échangé contre des merveilles et ils sont revenus dans la confusion, dans faire et purifier. Quel dommage!
Tout ce qui vient dans votre vie et autour de vous tout le temps ne signifie pas que vous devez le vivre. Je vais vous donner un exemple extrême, qui n’a rien à voir avec cet enseignant dont vous parlez, que je ne connais pas, ainsi je peux en parler. Je peux seulement vous dire qu’aucun Maître ne vous dira jamais: «vous devez méditer», seulement des enseignants. Donc un exemple vraiment extrême, je vivais dans le centre d’Amsterdam et comme je marchais dans la rue, quelqu’un m’a offert des drogues. Héroïne, Cocaïne, n’importe quoi. Je ne l’ai pas pris même si cela se présentait dans ma vie tous les jours. J’aurai pu me dire: «Bon cela se produit tous les jours, il doit y avoir un sens profond.» Je les rencontrais tout le temps, je connais certains de ces junkies mieux que ma tante, vous voyez. Je n’ai pas vu ma tante depuis des années, mais ces hommes que je connais, ce qu’ils offrent, et ce que cela leur a fait et ce que cela pourrait me faire. Il n’y a pas d’attraction malgré tout.
L’interlocuteur: Je trouve cela extrêmement difficile de ne pas faire, de croire le message «ne pas faire».
Madhukar: Parce que vous ne devez pas le croire, vous voyez, croire n’est pas suffisant.
Vous devez regarder, vous devez regarder plus profondément. Croire n’est pas suffisant. Si vous croyez, il doit y avoir quelques effets pour un moment mais cela ne peut être éternel. Croire ne vous libère pas.
L’interlocuteur: C’est clair.
Madhukar: Ainsi vous avez à replonger en vous, «qui veut faire?» Ce que voulez faire n’est pas mauvais, c’est un programme de votre personnalité, un programme de votre cerveau et de votre corps vos gènes aussi. Ainsi il ne serait pas naturel de dire «je ne veux pas faire». Vous avez été programmé comme cela depuis de nombreuses vies, ainsi l’attraction vient normalement. Cela appartient à votre personne. Maintenant vous avez à regarder: «Qui veut, qui est ce Je qui veut?»
Je n’ai jamais dit aux gens: ne faites pas cela. Si les personnes veulent méditer, elles peuvent méditer. C’est juste que si vous ne savez pas qui vous êtes, si vous ne comprenez pas que vous êtes tout le temps libre maintenant, alors la méditation vous attachera. Cela va vous rendre dépendant à la méditation, comme quelqu’un qui est dépendant à l’héroïne. Certaines personnes deviennent dépendant du yoga et du tantra ou d’autres choses et elles n’arrivent jamais. Vous pouvez arriver à quelque chose, comme je suis arrivé à, ce que dans le passé Yogi fut appelé, «illumination», un profond éveil de Kundalini. Cela est le rêve d’un yogi, ainsi j’ai du pratiquer pendant plusieurs vies. Et quand cela c’est manifesté, cela était bien-sûr merveilleusement beau, très précieux. J’ai lu au sujet de cette expérience et personne ne semble l’avoir expérimenté comme moi. Certaines personnes ont déjà commencé à écrire un livre dès qu’ils ont eu une petite étincelle dans leur cerveau. Ils ont vu un peu de Lumière, «Je suis un enseignant!»
Vous devez vous demander: «Qu’est ce que je veux?» Est-ce que je veux un sens pour la communauté sans la nécessité de faire quelque chose; ou est-ce que je veux la liberté, la liberté absolue.
L’interlocuteur: Je veux cela.
Madhukar: Vous voulez Cela? Vous êtes Cela. Vous êtes.
Immédiatement j’ai pu voir et accepter, cela même appelé ainsi illumination, comme étant juste un phénomène, un état, un très bel et saint état, un état surnaturel. De nombreux enseignants ont obtenu de leurs expériences, cette expérience surnaturelle et une nouvelle religion est née, une nouvelle sangha, une nouvelle communauté. Bien sûr on pourrait dire: «Le Soi a le temps, ainsi il n’est pas important en combien de vie Je réalise, faisant une autre boucle, se préparant, s’entraînant.» Mais vous, votre personne ici, vous voudriez être libre maintenant. Alors accepte seulement le plus précieux diamant. Refusez tout le reste, même si cela signifie que vous allez être seul. Vous devez faire pour cela, comme pour ce qu’il y a de plus précieux. Si je vais dans une soirée où tout le monde prend de la drogue, je dis juste non. Après quoi des personnes vont ne pas se sentir à l’aise, parce que je ne joue pas le même jeu qu’eux, ainsi la relation amicale s’achève. Je ne suis plus le bienvenu et je n’ai plus envie de rester, parce qu’il entre dans un état différent, qui les attirent. Je ne suis pas intéressé par cela, car je suis comblé, je suis heureux. Ainsi je ne vais pas être un membre de leur communauté. Quelquefois c’est difficile d’être seul. Les autres sont à une soirée et vous êtes seul.
(Silence)
Quelqu’un d’autre? Si vous ne parlez pas assez bien l’anglais, vous pouvez aussi poser une question en hollandais.
Troisième interlocuteur: Vous parliez de liberté, pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par le mot «liberté»?
Madhukar: la liberté ne peut pas être expliquée, elle peut seulement être désignée. Je ne parle pas de la liberté extérieure. Je ne dis pas que vous avez à changer votre vie, que vous devez quitter votre compagne et avoir de nombreuses petites amies, par exemple. Certaines personnes pensent que c’est cela la liberté. Votre style de vie, vos préférences et vos aversions, n’ont rien à voir avec cela. Je ne parle pas de vie extérieure, ce qui vous regarde, cela se passe simplement. Vous n’avez pas besoin de changer quoi que ce soit dans votre vie.
L’interlocuteur: Oui j’ai compris cela.
Madhukar: D’accord, ainsi nous avons clarifié cette partie. C’est une très bonne question, car vous m’avez crée un dilemme. Même parler de liberté est un peu stupide lorsqu’il suggère l’emprisonnement. Et je vous dis: «vous êtes déjà libre, vous avez toujours été libre. Il n’y a jamais eu d’emprisonnement.» Ainsi je ne devrai rien dire. Et quelques fois je ne le fais pas, mais je viens à Heerenveen pour la première fois. Ainsi par respect pour vous, comme certaines personnes ne savent pas ce que cela signifie, si je viens ici et m’assois comme cela (Madhukar s’assied en silence pour montrer), je parle de liberté.
Vous allez être surpris, mais excepté pour vous et moi, il y a de nombreuses personnes, qui croient qu’elles sont liées, qu’elles sont attachées, souffrant dans leur corps, leurs relations, leur travail, leur maison, et autres…et elles essayent de me prouver qu’elles ne sont pas libres. Malgré cela je parle de liberté.
L’interlocuteur: Oui je ne me sens pas libre non plus.
Madhukar: Si vous dite: «je ne me sens pas libre», il doit y avoir quelque chose qui vous lie. Montrez moi vos menottes ou montrer moi celles de votre cerveau, ainsi nous pourrons voir si elles sont réelles. Après vous m’aurez convaincu. Ou vous allez trouver qu’elles ne sont pas réelles. Ainsi cette liberté va prendre sens, ce sera là immédiatement.
L’interlocuteur: Peut-être une sensation de ne pas être libre?
Madhukar: Ce «peut-être» nous devons l’éliminer d’abord, sinon nous ne pouvons y arriver. C’est une décision que vous avez à prendre maintenant, d’avoir ce sentiment de «non liberté». Si le ressenti est «peut-être», alors nous n’avons pas à en parler.
L’interlocuteur: D’accord.
Madhukar: Donc, un sentiment de «ne pas être libre»? Et la nuit quand vous dormez?
L’interlocuteur: Alors je suis libre.
Madhukar: Alors vous êtes libre, d’accord. Ainsi vous pouvez déjà voir que ce sentiment «Pas libre» n’est pas permanent. C’est là que quelques fois, et c’est une compréhension basique, que tout ce qui vient et s’en va ne peut être l’absolue Vérité, car lorsque nous parlons de liberté, nous ne parlons pas de liberté extérieure, avec quoi nous sommes d’accord tous les deux. Nous parlons de quelque chose qui est éternel, en cela je dirai en conséquence que c’est de l’imagination. Maintenant j’ai juste à vous prouver cela.
L’interlocuteur: Oui s’il vous plait.
Madhukar: Pendant que vous dormez, votre corps se repose, votre cerveau se repose. Quelques fois c’est actif et vous entrez dans un état de rêve et une sensation de «n’être pas libre» peut aussi se produire. Ainsi même si dans un rêve vous créer ce même état, vous pouvez créer toute cette situation ici, assis ici avec le micro dans votre main, avec toutes ces personnes autour de vous, et vous expérimenteriez exactement la même chose. Même si vous ne l’avez pas vu auparavant, vous pouvez juste imaginer la même scène que si vous imaginiez la réalité maintenant. C’est intéressant, mais cela est juste la ligne de touche vers laquelle je veux vous mener maintenant. Il y a quelque chose, qui voit vos pensées ou ce que vous appelez une sensation de «ne pas être libre». Ainsi il y a une dimension plus profonde, quelque chose de plus profond que de voir une sensation «pas libre». Jusqu’à maintenant, vous croyez vous être identifié avec cette sensation en disant: «je ne suis pas libre». Maintenant vous pouvez regarder, vous voyez «je» et vous voyez un sentiment qui dit «pas libre». Et naturellement, si vous vous sentez «pas libre», ou vous devenez frustrez et vous vous résignez, ou vous essayez d’être libre, vous essayez de faire quelque chose. Vous essayez de méditer, de changer de petite amie, ce qui peut l’être, vous essayez de changer quelque chose. Ici vous ne vous sentez «pas libre» et ce n’est pas réellement ce que vous voulez. Vous voulez être heureux. Tout le monde ici veut être heureux. Ainsi, maintenant vous êtes venu chez quelqu’un qui a expérimenté cela, et j’utilise cette expérience pour vous dire que si vous continuez à vous concentrer sur ce ressenti de «pas libre», cela ne va pas vous aider. Mais si vous le contourné et que vous vous concentrez sur le «Je», qui voit et qui ressent, alors quelque chose peut se produire. Qu’est qui va se passer? Premièrement vous allez découvrir que jusqu’à maintenant vous avez accepté ce «je» comme une personne qui a été identifiée avec des états de ressentis changeants. Laissez dire à votre sensation «pas libre», le téléphone sonne. Quelqu’un vous appelle et vous avez une discussion joyeuse avec elle. Vous ne vous sentez pas «pas libre» à ce moment précis. Puis l’appel téléphonique est fini et de nouveau vous êtes assis seule dans votre appartement, vous sentant extrêmement «pas libre». Ainsi ce sont des états changeants. Et vous voyez cela. Ainsi qui est ce «vous»? Qui est ce «Je». Vous vous concentrez sur cela et vous allez trouver, que ce «je» est juste maquillé par des sensations et des pensées, ce qui est la même chose. C’est juste de l’imagination. Et il y a la conscience, la connaissance qui voit ce «Je». Maintenant vous allez plus profondément et vous ne vous concentrez plus sur ce «Je», mais vous vous concentrez sur ce SOI. Me suivez-vous?
L’interlocuteur: Oui mais l’identification avec la tristesse et la dépression revient toujours et je ne peux pas m’en libérer.
Madhukar: Cela revient toujours. Vous avez à changer votre grammaire. Cela revenait toujours jusqu’à maintenant. Ne le programmez pas dans le futur. Cela n’a pas œuvré jusqu’à maintenant, car jusqu’à maintenant vous étiez concentré sur ce sentiment de «non libre». Maintenant je vous dis de vous concentrer sur «je», pas sur les ressentis. Faite le vraiment maintenant! Vous êtes assis ici? C’est évident. Pouvons-nous être d’accord avec cela? Etes- vous là?
L’interlocuteur: Oui
Madhukar: Vous êtes ici. Je suis ici. Ainsi nous sommes tous les deux là. Avec cela nous pouvons être d’accord. D’accord, qu’y a-t-il ici?
L’interlocuteur: Qu’est ce qu’il y a ici? Je suis ici, vous êtes ici, de nombreuses personnes sont ici.
Madhukar: D’accord, j’y consens. Et êtes encore concentré sur ce sentiment «pas libre»? Bien maintenant, vous n’êtes pas concentrez sur le ressenti de «pas libre», ainsi vous sentez vous «pas libre»?
L’interlocuteur: je me sens triste.
Madhukar: D’accord, laissez être la tristesse aussi. La tristesse est votre invité. La tristesse vous rend visite. Est-elle là constamment ou seulement maintenant?
L’interlocuteur: non, elle n’est pas là constamment.
Madhukar: Est-ce c’est à cause de moi?
L’interlocuteur: Non
Madhukar: Parce que je ne porte pas une chemise colorée? Vous étiez assis là tout ce temps triste et vous n’avez pas demandé immédiatement de l’aide? Vous êtes venu ici, payer les frais d’entrée et vous étiez triste. Et vous n’avez pas dit immédiatement: eh, de l’aide, je suis triste? C’est étrange. Combien de temps voulez porter ceci avec vous? Combien de temps voulez vous continuer ainsi?
L’interlocuteur: pas longtemps, j’espère.
Madhukar: N’espérez pas. Vous avez à regarder. Espérer n’aide pas. Juste débarrassez vous en maintenant. Vous pouvez me le donner à moi si vous voulez. Je l’emmènerai avec moi à Amsterdam. Il y a tellement de tristesse là-bas dans les rues, qu’un sac de déchets en plus n’est pas un problème, vous me le donné simplement. Ainsi quand la tristesse vient, vous voyez qu’il y a un témoin. Maintenant ne vous concentrez pas sur cette tristesse. N’imaginez pas ou n’essayez pas d’être dans la joie. Concentrez-vous simplement sur votre Soi. Maintenant vous commencez à sourire, ça ce n’est pas un signe de tristesse.
L’interlocuteur: une sorte de sourire triste.
Madhukar: Est-ce votre profession?
L’interlocuteur: Non
Madhukar: Vous ne gagnez pas de l’argent avec? Vous n’êtes pas un clown dans un cirque? Vous n’êtes pas non plus un politique? Si vous voulez être un clown ou un politique, vous pourriez gagner de l’argent avec un sourire triste, alors pourquoi le gardez vous?
L’interlocuteur: je ne sais pas? C’est simplement là.
Madhukar: Où est-il? Avant vous disiez que c’est ici, maintenant vous dites c’est là. Où est- ce?
L’interlocuteur: Quelque part en moi.
Madhukar: Qu’est ce que vous entendez par «quelque part»? Où est-ce, dans une de vos jambes, le genou, votre rein? C’est une imagination. Même si, n’essayez pas de le changer. Si vous voulez, vous pouvez le faire plus gros et le laissé exploser, car certaines parties ont besoin d’exploser. La tristesse va sortir à un certain endroit. Ou vous voyez juste que cette tristesse prend place en vous, va et vient. Cela change, quelque fois c’est plus, quelques fois moins. Et cela est quelque part dans votre corps, vous disiez. Maintenant simplement concentrez vous sur la conscience qui voit cela. Vous suivez? Pointez-la!
Que se passe t-il?
L’interlocuteur: Je me sens encore triste.
Madhukar: Bien, cela doit être très attrayant pour vous si vous aimez la garder. Cela doit être très précieux pour vous. Cela doit vous apporter quelque chose? Qu’est ce que cela vous apporte? Vous vous sentez spécial avec votre tristesse? Non vous n’êtes pas spécial avec votre tristesse. De nombreuses personnes sont tristes, des millions, des BILLIONS! Donc vous n’êtes pas spécial avec votre tristesse! Votre expérience avec cette tristesse est, qu’elle a toujours été présente, ainsi votre programme dans le futur, est qu’elle sera toujours là. C’est votre expérience, n’est ce pas? Quand a-t-elle commencé?
L’interlocuteur: Je n’ai pas toujours été triste.
Madhukar: Bon cela a commencé à un certain moment. Quelque chose est arrivée à un moment. Certaines personnes vont en thérapie, elles veulent trouver la raison pourquoi cela est arrivé. Par exemple, dans votre enfance, votre frère vous a volé le gros gâteau au chocolat et la tristesse vient de là, quelque chose comme cela, votre frère vous là toujours dit, quoiqu’il en soit. Elles trouvent toujours quelque chose qui est arrivée dans leur enfance. Mais je ne fais pas cela. Je vous invite à regarder directement si cela est votre vrai Soi. Pour ceux qui sont près à regarder, immédiatement la libération survient. Cela se passe en satsang, une guérison instantanée. Cela ne fait pas partie de ma profession d’être un guérisseur, mais j’étais en Suisse récemment et là une femme âgée, qui avait souffert toute sa vie, est venue à moi. Et elle était prête à s’en débarrasser. Cela a été très spécial. La Plupart des personnes n’aime pas s’en débarrasser car elles n’ont rien d’autre, rien que des douleurs, la maladie, la tristesse. Quoi d’autre avez-vous?
L’interlocuteur: il y a aussi de la joie.
Madhukar: La joie est là aussi? Les deux sont là, joie et tristesse? D’accord, elles vont ensembles, vous voyez. Donc qui voit de la joie ou de la tristesse? S’il vous plait parlez, ce moment est précieux, faites en bon usage. Donc parlez spontanément, ne pensez pas!
L’interlocuteur: la conscience!
Madhukar: La conscience! Je n’ai jamais eu l’expérience que la conscience est joyeuse ou triste. Dans cette conscience, se trouve la joie, se trouve la tristesse et comme je dis, si vous ne vous concentrez ni sur la joie, ni sur la tristesse, il va y avoir de la souffrance. Si vous savez «je suis conscience», la joie va vous rendre heureux et la tristesse vous rendra triste, mais vous savez juste «je suis conscience». Alors vous êtes libre, alors les circonstances vont et viennent et vous êtes intouchable. Mais cela n’est pas suffisant de juste répéter les mots. Ce sera juste un concept. Par conséquent, je vous recommande, quand vous vous trouvez vous-même dans un état, demandez «qui suis-je? Qui voit cette tristesse? Qui est- ce qui voit cette joie?» Et je vous promets que cela va disparaître.
Quatrième interlocuteur: En rapport avec la réalisation du Soi, j’ai trouvé des récits à propos des expériences de Kundalini. Quelques fois elles arrivent, quelques fois pas, mais il doit y avoir quelque chose, car elles vont si souvent de paire.
Madhukar: Cela n’est pas vrai. Vous n’avez pas besoin d’avoir une quelconque expérience de Kundalini pour réaliser qui vous êtes. Je l’ai juste mentionné pour expliquer que cela n’est pas l’absolue vérité. C’est juste un phénomène. C’est très important. Je n’ai pas dit cela pour me séparer des personnes qui n’ont pas vécus ces expériences. Je vous dis très clairement que ce n’est pas nécessaire! Allez directement à votre cœur, directement à la Source et trouvez qui vous êtes. Ne gaspiller pas le temps avec toute sortes d’expériences, pas même des expériences de Kundalini, allez directement, instantanément, maintenant. C’est ce qu’il y a de mieux. Et alors peu importe ce qui se passe, parce ce que ce «qui je suis» est si clair, si précieux, tellement plus beau que n’importe quelle expérience. Et parce que c’est vraiment tellement simple, c’est au-dessus de ce qu’on peut voir. C’est très simple. Alors je peux dire que vous êtes réalisé. Si vous gaspillez votre temps à lire des livres au sujet de la Kundalini et essayez d’avoir ces expériences, vous êtes liés à surveiller qui vous êtes. Ainsi, simplement allez-y directement. Ce n’est pas dans le passé. La liberté est ici et maintenant. Ainsi même si vous avez le désir de toutes sortes d’expériences, même des expériences Yogis, quelque chose qui apparait très attractif, c’est une entrave, ainsi je ne peux pas vous conseiller de gaspiller ne serait-ce qu’une seconde à cela, car chaque seconde signifie séparation et «qui vous êtes» est ici, dans l’éternel maintenant.
Merci d’avoir posée cette question pour éclairer ceci, c’est très important.
L’interlocuteur: je connaissais déjà la réponse.
Madhukar: Bien, mais vous avez été utile à tout le monde dans la salle pour éclairer ceci, merci.
L’interlocuteur: Pourriez-vous aussi clarifiez ce qui m’empêche de réaliser mon véritable Soi.
Madhukar: Bon cette fois vous donnez la réponse immédiatement, car vous semblez la connaître déjà.
L’interlocuteur: Cela semble être simplement une habitude, l’habitude d’être une personne.
Madhukar: Oui, la personne est invétéré, absolument. La personne est un robot.
L’interlocuteur: ainsi c’est programmé?
Madhukar: Oui
L’interlocuteur: Et il y a seulement un chemin pour négocier avec lui c’est simplement le rejeter? Cela semble difficile.
Madhukar: Bon, je ne recommande pas cela, sinon les gens vont se jeter dans le lac tout à l’heure et demain on pourra lire dans le journal: «après ce satsang, toutes les personnes sont allées se jeter dans le lac.» Non, s’il vous plait profitez de votre vie, aimez votre corps, aimez tout ce que vous faite.
L’interlocuteur: Actuellement, ceci est une des difficultés, quelque chose qui me déconcerte, car si je réalise qui je suis, alors quel est l’intérêt de vivre en tant qu’être humain?
Madhukar: Joie, amusement, plaisir, beauté.
L’interlocuteur: Oui. Alors ce doit être quelque chose de simple à aimer, à expérimenter, une sorte de jeu?
Madhukar: Vous pouvez le voir comme cela. C’est dire être Maya, illusion. Vous vivez juste votre vie. C’est du plaisir, c’est bon, c’est très simple. Si vous êtes fatigué, vous dormez, si vous avez faim, vous mangez. C’est merveilleux.
L’interlocuteur: Ok, je vais commencer cela.
Madhukar: Merci!
Cinquième interlocuteur: Si vous posez la question «qui suis-je», alors à la fin de cela, il semble qu’il y ait seulement de l’espace. La question se dissout dans l’espace, mais est-ce la finalité de ceci ou il y a l’espace avec quelque chose de plus subtil à voir ? C’est ce qui me déconcerte.
Madhukar: Bien, l’espace est extrêmement subtil, l’espace est vide. Vous avez posez une très bonne question, une question très peaufinée, car il y a encore quelque chose de plus subtil, plus subtil que ce qu’il y a de plus subtil. Ceci est Vous, et dans Cela l’univers entier prend place, incluant l’espace. Tout l’univers commence et se fini dans Cela, Chaque instant étant création et mort. C’est juste la personne qui voit une continuité. Vous dite que vous plongez dans «qui suis-je», et il y a de l’espace. Ceci signifie votre personne s’est dissoute, vos programmes sont dissous, vos peurs sont dissoutes, vos frustrations, votre colère, votre désir, votre joie. Tout c’est dissout dans l’espace Liberté absolue. Appréciez ceci, fondez-vous entièrement avec Cela et vous serez toujours apte à faire ce que la vie exige. Vous devez sauter dans cette compréhension. Après vous verrez s’il y a encore une attraction à aller plus en profondeur et ensuite vous suivez cette attraction. Mais une fois que vous êtes là, lorsque vous vous serez complètement fondu dans cet espace, vous n’aurez plus rien à faire de plus, ça va vous y tirer, le Soi tirera dans le Soi. Aucun acteur n’est plus nécessaire. Même ce «qui suis-je» n’est pas vraiment un fait de plus, une fois que vous l’avez réellement compris. En premier cela ressemble à faire, à demander et après c’est juste «Cela» sorti du rêve. Maintenant, fondez vous juste avec ça, vous célébrez cela. Et si quelque chose veut vous tirer dans quelque chose encore plus profondément que cet espace subtil, alors il va prendre soin de lui-même, vous n’avez rien à faire. Cependant, si vous avez encore la forte envie de faire, si vous regardez dans cet «espace» en-dehors de votre esprit, bien que ce puisse être très exaltant et soulageant, ce n’est pas assez. Ainsi, laissez juste faire.
L’interlocuteur: Mais la première chose que vous notez, lorsque vous vous réveillez le matin ou lorsque vous voulez savoir qui vous êtes, c’est être présent, mais avant d’être présent, vous étiez aussi Cela.
Madhukar: Ceci n’est pas mon expérience. Mon expérience est: il y a toujours la présence, mais cette présence est si subtile, que nous n’en avons pas conscience. Mais toujours, si vous dormez pendant la nuit et que le matin suivant quelqu’un vous demande: «Comment avez-vous dormi?» Vous dites: «J’ai très bien dormi.» Comment le savez-vous? Vous étiez, comment pouvez vous dire j’ai bien dormi? Parce que le témoin ne dort jamais.
L’interlocuteur: Ceci est votre expérience?
Madhukar: Ceci est mon expérience, oui. J’ai toujours été là et je serai toujours là.
Sixième interlocuteur: Je ne sais pas comment exprimer cela. Vous pouvez dire c’est fini, je peux dire c’est fini; juste comme cela, vous pouvez accepter le bond. Après cela continuera d’être comme cela pendant un certain temps et ensuite il y a quelque chose que j’ai à faire.
Madhukar: Vraiment? Etes- vous totalement convaincu d’avoir cela à faire. Ainsi vous semblez être dans la tristesse quelque fois et après vous bondissez dedans à ce que vous dite? Et après vous aimez retomber dans la tristesse? Comme cela, cela va continuer pour quelques temps, c’est votre programme.
L’interlocuteur: c’est comme lorsque je vais dans le silence, lorsque j’en sors, je peux ressentir la tristesse profondément.
Madhukar: Laissez faire maintenant. Vous venez dans le silence et puis vous voyez s’il y a de la tristesse. Vous dites que vous pouvez la voir plus profondément, allez-y maintenant. Ainsi si vous y êtes si expérimenté, cela n’a pas d’importance si vous êtes triste un fois de plus.
L’interlocuteur: C’est éternel.
Madhukar: Non Ce n’est pas éternel. Je ne peux pas accepter cela, car si cela était éternel, alors cela ne pourrait aller et venir. Ce qui est éternel, c’est cette Vérité sous-jacente, Que Vous Etes. Je ne veux pas vous convaincre. Vous avez à l’expérimenter, vous devez voir. Ainsi dites moi, le silence est-il là maintenant?
(Silence)
Madhukar: Ainsi maintenant s’il vous plait dite ce qu’il y a. Ne regardez pas en arrière dans les expériences que vous avez eues auparavant, ni ce que cela devrait être dans le futur, parlez juste de maintenant.
Vous souriez, ainsi ce ne peut être de la tristesse. Dans ce «maintenant» il n’y a pas de tristesse, ainsi comment est ce possible?
L’interlocuteur: je pense qu’il y a aussi de la tristesse maintenant.
Madhukar: Non vous pensez dans ce moment présent. Juste avant lorsque vous étiez ici, il n’y avait pas de tristesse. Puis vous disiez: «Je pense», et alors vous avez regardé en arrière dans le passé et la tristesse est venue. J’ai pu voir cela.
L’interlocuteur: Dans ce sourire, il y avait de la compassion pour ma propre tristesse, mais la tristesse n’était pas partie.
Madhukar: Cela ressemble à de la compassion, mais c’est de la dépendance!
L’interlocuteur: Dépendance?
Madhukar: Dépendance, oui, n’est pas de la compassion. C’est de la passion! Cela crée de la souffrance. Mais je sais et je respecte que vous justifiez cela, car cela vous a donné un fort sentiment «je». Vous l’avez expérimenté, vous vous sentiez vous-même. Finalement, vous n’êtes pas mort. Vous vous sentiez vous-même dans cette souffrance et vous avez justifié ceci et dit: «Cela est aussi ici, ceci est aussi Dieu, ceci est bon aussi.» Et je respecte ceci, car j’ai aussi justifié certains traits personnels. Vous voyez, j’étais en colère. Ainsi, j’ai regardé pourquoi il y avait de la colère; j’ai regardé dans mon enfance, et dans l’enfance de mes parents, ma nationalité, au moyen âge, et à l’âge de pierre, à l’âge d’homme, et l’humanité. De plus en plus profondément et plus profondément encore, et il y avait encore de la colère. Et j’ai vu que c’était sans fin, cela ne s’arrêtera jamais. Si cela est votre origine, cela est sans fin. C’est ce que vous appelleriez «éternel», mais c’est de l’illusion. Le moment où vous arrêtez de demander «pourquoi?», mais osez demander «Qui? Qui voit cela?» Quelque chose se passe. Premièrement, vous avez à regarder cela, la colère dans mon cas, dans votre cas, peu importe comment vous voulez l’appeler: «Tristesse» ou «compassion de la tristesse». Mais maintenant vous devez aller plus profondément, «Qui voit cela?» Et ne vous en faites pas s’il y a plus de tristesse qui vient. Cela est Ok pour moi, honnêtement, je ne m’en soucis pas. Je sais qui vous êtes, je ne me soucie pas s’il y a de la tristesse ou de la joie. Je vois qui vous êtes. Ok, ma compassion humaine souhaite que vous soyez plus à l’aise et heureux, car qui est heureux si vous êtes triste. Si vous voudriez être un poète, ce serait utile. Ils disent: «Je dois être triste, sinon je ne peux pas écrire de poème.» Ainsi je souhaite que vous soyez heureux, mais c’est juste mon programme d’humain, mon programme de chrétien. Du point de vue du Soi, je suis bien plus à l’aise avec votre souffrance. Mais le Soi vous invite à regarder et à voir si cela est réellement «éternel» ou si cela est de l’illusion. Ainsi vous ne pouvez rien perdre, car si ce dont je parle n’est pas la Vérité, vous pouvez juste continuer et célébrer votre tristesse. Ainsi vous ne perdez rien. Mais si cela est la Vérité, cela va rester avec vous tout le temps, et lorsque la nuit est finie, vous allez réaliser qui vous êtes en un instant. Alors la tristesse peut encore venir, car c’est une partie de votre programme et elle a été mémorisée dans votre corps, dans vos cellules, dans votre soi émotionnel et ainsi de suite. Ainsi cette puissance continue, car la cause est très ancienne. Ces vagues peuvent continuer pour quelques temps, mais vous saurez, «Je ne suis pas cela», «Je suis ici, Je suis cette Vérité, cette paix, ce Silence». Ainsi cette célébration de la tristesse ne persistera pas. Vous allez en perdre l’intérêt, comme j’ai perdu l’intérêt de la colère, en célébrant c’est de la beauté, juste car cela vient avec tant de force. Bien sûr cela est aussi divin. Il n’y a rien qui ne soit divin. Mais vous êtes plus profond qu’une divinité: Vous êtes Cela, Vérité Absolue. Ainsi Shiva est un peu en colère contre moi, car il aime la colère aussi. Tous ces dieux divins sont un peu en colère envers moi, mais ils ne peuvent m’atteindre. Je suis intouchable. Et ils m’envient. Ils veulent être en satsang, car même les dieux souffrent. Ils ont été depuis plus longtemps que vous dans ce méli-mélo: Dix mille ans de joie et de souffrance.
Ainsi maintenant, vous osez vous poser cette question: «Qui voit?» C’est un risque! C’est un risque, car cette souffrance, cette tristesse ne va pas rester avec vous. Et c’est rarement pour ainsi dire jamais, c’est l’expérience de Ramana et de mon Maître Papaji, c’est rare pour ainsi dire jamais que quelqu’un veut être libre. Peut-être êtes-vous celui, ce précieux Un, qui veut être libre.